Il y a quelques années, mon père était encore très jeune. Il avait 12 ans. Il habitait avec sa mère, ses deux frères et sa sœur dans une vieille maison. C'était l'hiver. Tous les jours il devait aller à pied à l'école. Le chemin était long. Il devait courir trois kilomètres et, ensuite, avec le bus, il faisait encore deux kilomètres.
Mais un jour, il a beaucoup neigé. Il faisait très froid. Tout de même, il a pris sa casquette et ses gants, et il est parti.
Quand il est arrivé à la station, le bus aussi est arrivé et il est monté dedans. Là, il faisait froid parce que le chauffage était cassé.
Tout à coup le bus s'est arrêté. Il n'a pas pu continuer parce qu'il y avait beaucoup de neige sur le chemin.
Les élèves sont descendus du bus et ils ont dû aller à pied à l'école. Quelle catastrophe !
Après quelques minutes mon père est enfin arrivé. Quand il a voulu ouvrir la porte, il n'a pas pu. Elle était gelée. A ce moment, fixée à la porte, il a vu une feuille sur laquelle on pouvait lire qu'il n'y avait pas d'école. La cause en était qu'il y avait beaucoup de neige.
Alors mon père a pu rentrer à la maison.
Il est retourné à la station de bus. Après quelques minutes le bus est arrivé, il est monté, a refait le chemin jusque chez lui.
Et là, il a fait les devoirs qu'il avait oublié de faire.
Tout ça ne s'est pas passé ici, en Suisse, mais en Serbie !
Marijela Karadzic, GM Basel, 14.12.2010